samedi 24 février 2007
La reine d'Hollywood
Ruth Elizabeth Davis, plus connue sous le nom de Bette Davis, est née le 5 avril 1908 à Lowell, Massachusetts, elle est décédée le 6 octobre 1989 à Paris. Elle etait renommée pour sa forte personnalité et son talent artistique au cours d'une carrière longue de six décennies et comportant plus d'une centaine de films.
Fondatrice du Hollywood Canteen et l'une des actrices de cinéma les plus appréciées de l'âge d'or du cinéma, Bette Davis est connue comme un symbole de ténacité féminine, à cause de rôles de femmes impitoyables et hystériques, mais aussi de sa turbulente vie privée ponctuée d'orageux mariages et de conflits médiatiques avec certaines figures du cinéma.
Alternativement appelée « reine d'Hollywood », «reine des Studios Warner» et « Première Dame du grand écran », Bette Davis a longtemps détenu le record du plus grand nombre de nominations aux Oscars en tant que meilleure actrice (10 fois), avant d'être détrônée par Katharine Hepburn (12 fois) et Meryl Streep (14 fois).
Elle obtient deux Oscars, en 1936 et 1938. Elle n'a pas réussi à décrocher son dernier Oscar pour Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?. De nombreux ouvrages lui ont été consacrés, dont un seul en français (Isabelle Champion, LHerminier, 1986).
samedi 17 février 2007
Casque d'or
Née en Allemagne de parents français, Simone Signoret a grandi à Paris et part en Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale. Alors qu'elle travaillait pour une organisation de la France libre, elle fit de la figuration dans les productions de guerre des studios anglais.
Son premier mari, le cinéaste Yves Allégret, lui donne son premier grand rôle dans 'Les Démons de l'aube'. Après son mariage avec Yves Montand en 1951, sa carrière prend un tournant décisif avec 'Casque d'or' de Jacques Becker (1952) : elle donne une remarquable interprétation de femme malheureuse en amour et remporte le trophée de la British Film Academy. Elle remporte aussi le grand prix d'interprétation à Cannes en 1959 pour 'Les Chemins de Haute Ville' et l'oscar de la meilleure actrice en 1960. Devenue avec le temps une actrice mure mais toujours séduisante, elle continua d'apparaître à l'écran jusqu'en 1982 dans des rôles qui marqueront à jamais le cinéma français. Elle joue notamment dans 'La Veuve Couderc' avec Alain Delon, et interprète une magistrale résistante dans 'L'Armée des ombres' de Jean-Pierre Melville. Simone Signoret consacre ses dernières années à l'écriture, mais reste dans les mémoires comme l'inoubliable 'casque d'or'.
mardi 13 février 2007
Baby star
Fay Wray
Née au Canada le 15 septembre 1907, Fay Wray part très tôt s'installer à Los Angeles. Dès le milieu des années 20, la comédienne, dont le premier long métrage est The Coast guard en 1925, multiplie les petits rôles dans des westerns muets de second rang des studios Universal.
Elue "Baby star" par la Western Association of Motion Picture Advertisers en 1926, aux côtés de Joan Crawford ou Janet Gaynor, elle trouve son premier rôle important à 19 ans, celui d'une jeune fille pauvre amoureuse d'Erich Von Stroheim dans "La Symphonie nuptiale", réalisé par le comédien en 1928. Mais l'actrice se spécialise bientôt dans les rôles de frêles victimes, comme dans "Quatre plumes blanches" de Merian C. Cooper et Lothar Mendes, puis "La Chasse du comte Zaroff" dans lequel est la proie d'un aristocrate sadique sur une île des Caraïbes.
Fay Wray se voit alors proposer un film dans lequel elle aurait, lui promet le RKO, le partenaire le plus inoubliable qu'on puisse imaginer. L'actrice, qui a déjà donné la réplique à Gary Cooper et William Powell, songe alors à Clark Gable... Elle apprend bientôt qu'il s'agit d'un gigantesque gorille dans ce qui deviendra un classique du film d'épouvante : King Kong, de Cooper et Ernest B. Schoedsack. Elle y incarne Ann, une comédienne enlevée par des indigènes, qui l'offrent en sacrifice à King-Kong. La scène au cours de laquelle le singe tient dans sa main la blonde Ann a marqué des générations de cinéphiles, hantés par les cris de terreur de la belle héroïne.
Mais par la suite, la carrière de Fay Wray ne sera pas à la hauteur de ce grand succès de 1933. Tournant néanmoins sous la direction de grands cinéastes tels que La Cava (Benvenuto Cellini), Hawks (Viva Villa !) ou Minnelli (La Toile d'araignée), l'actrice prendra sa retraite du grand écran en 1958. Epouse de l'écrivain John Monk Saunders, puis de Robert Riskin, scénariste fétiche de Capra, elle continuera néanmoins à jouer au théâtre et pour la télévision. Celle qui refusera de participer au remake de King Kong signé John Guillermin en 1976, confiera au Times : "Quand je suis à New York et que je regarde l'Empire State Building, je me dis qu'il m'appartient... à moins que ce ne soit le contraire."
samedi 10 février 2007
L'iceberg
Anita Ekberg, de son vrai nom Kerstin Anita Marianne Ekberg est un mannequin et une actrice suédoise née le 29 septembre 1931 à Malmö. Dotée d'une plastique dite « spectaculaire » (Bob Hope écrira à propos d'elle que ses parents mériteraient le Prix Nobel d'architecture), elle était surnommée « l'iceberg ».
Elue Miss Suède en 1950, Anita Ekberg échoue au concours de Miss Univers, mais signe un contrat de mannequin aux États-Unis. Elle débute pour les studios Universal dans des rôles mineurs. Après cinq années à Hollywood, elle tourne en Italie dans La Dolce Vita, film de Federico Fellini qui lance véritablement sa carrière. Elle reste dans la mémoire des cinéphiles pour la fameuse scène du bain dans la fontaine de Trevi, à Rome, dans le film La Dolce Vita ou pour son rôle de modèle vantant les mérites du lait sur un panneau publicitaire dans La Tentation du docteur Antonio, un sketch du film Boccace 70.
vendredi 9 février 2007
La Belle de Saïgon
Née d'un père dentiste, Jean Harlow, de son vrai nom Harlean Charpentier, est née à Kansas City, dans le Missouri le 3 mars 1911. En 1927, à l'âge de seize ans, elle s'enfuit de chez elle, et épouse quelques années plus tard un influent homme d'affaires, Charles Mc Grew.
Le couple emménage à Los Angeles, où la jeune Harlow, alors âgée de 23 ans, se fait embaucher comme extra sur les plateaux de cinéma. Sa carrière démarre en 1929, où elle joue dans des courts métrages produit par Hal Roach, notamment avec l'inséparable duo Stan Laurel / Oliver Hardy. En 1930, Jean Harlow crève enfin l'écran avec "Hell's angels" produit et réalisé par le magnat Howard Hughes, dont elle s'éprend. Le film reçoit quant à lui un accueil triomphal. Peu après la sortie du film, Hughes revend le contrat de l'actrice à la MGM pour 60 000 $ : sa carrière et sa célébrité décollent du jour au lendemain. Réclamée par tous les studios d'Hollywood, l'actrice reste néanmoins souvent cantonnée aux rôles de femme fatale, toujours liée aux gangsters. En 1931, Frank Capra lui propose de sortir de ce registre avec "La Blonde platine". Mais c'est sans doute avec "La Belle de Saïgon", dans lequel elle donne la réplique à Clark Gable, qu'elle conforte son image de sex-symbol.
Durant le tournage de "Saratoga", en 1937, Jean Harlow tombe gravement malade. Elle meurt à 26 ans, sans avoir pu achever le film. Complété grâce à une doublure, le film est le plus gros succès cinématographique de 1937.
jeudi 8 février 2007
Regard intense
Ingrid Bergman est née à Stockholm le 29 août 1915. Orpheline dès l'enfance, Ingrid Bergman perd sa mère alors qu'elle n'a que deux ans et son père à douze ans, elle est ensuite élevée par son oncle.
Elle fait ses débuts au cinéma dans 'Landskamp' à l'âge de 17 ans, film dans lequel elle décroche un petit rôle. Au cours de sa carrière, elle remportera quatre oscars pour ses rôles dans 'Gaslight' (Oscar de la meilleure actrice) , 'Anastasia' ou encore 'Murder on the Orient Express'. Elle tournera avec les plus grands acteurs tels que Gregory Peck dans le 'Spellbound' d'Hitchcock, Gary Grant dans 'Notorious'. Elle participe à de nombreux films cultes comme 'Casablanca'. Puis, celle que toute l'Amérique adulait devient tout à coup persona non grata lorsqu'elle part rejoindre le metteur en scène Roberto Rossellini, laissant derrière elle son mari et sa fille, pour tourner 'Stromboli'. Les attaques conjointes de groupements religieux, d'associations féminines et même de politiciens la font bannir du cinéma américain pendant une période de 7 ans. Après un retour triomphant avec 'Anastasia', elle tourne film sur film malgré sa santé déclinante. Elle meurt à 67 ans à Londres, et ses cendres sont dispersées sur la côte suédoise conformément à sa volonté.
mercredi 7 février 2007
Sex-symbol
Mamie Van Doren a souvent été comparée à une imitation bon marché de Marilyn Monroe ou encore Jayne Mansfield. La différence principale entre ces deux dernières et Mamie ? Mamie est toujours vivante et poursuit sa mission de sex-symbol depuis presque 50 ans! Elle est née Joan Olander le 6 février 1933 (ou 1931) à Rowena, dans le Dakota du Sud.
En peu de temps, elle devient fanatique de salles de cinéma, adulant particulièrement les comédiennes Ginger Rogers et Jean Harlow à la chevelure platine. La fillette décide alors de devenir une star à son tour. Une fois devenue adolescente, Joan teint sa chevelure en reflets platines et remporte l’honorable titre Miss Palm Springs, ce qui lui amènera une offre des studios RKO. Elle apparaîtra donc dans un premier film en 1951, "footlights variety", dans un rôle muet et très bref. Joan décide ensuite de tenter sa chance avec 20th Century Fox. Ces derniers se montrent vaguement intéressés, alors qu’ils viennent de signer une autre blonde incendiaire : Marilyn Monroe. Déprimée, Joan se rendra sur Broadway, mais sans grand succés. Retour en californie, elle signe presque avec Paramount, mais finira dans l’écurie d’Universal en 1953. Bientôt, elle se retrouve dans une scène musicale pour un film de Tony Curtis, "Forbbiden", faisant sensation dans une robe de satin blanc. Universal lui fait signer un contrat de sept ans. Joan, devenue Mamie, connaîtra son premier grand rôle dans "The all american".
mardi 6 février 2007
L'ange bleu
Marie Magdalène Dietrich, de son vrai nom, a failli embrasser la carrière de violoniste avant de devenir la grande actrice que nous connaissons. Autoritaire et indépendante, elle décide à l'âge de 11 ans de changer son prénom pour Marlène. En 1928, elle obtient son premier rôle au cinéma dans 'La Tragédie de l'amour' de Joe May, avant d'incarner le personnage qui fera d'elle un mythe, celui de Lola dans 'L'Ange bleu'. Mais la passion de la musique ne quitte pas Marlène. Ainsi, l'actrice naturalisée américaine n'hésite pas, pendant la Seconde Guerre mondiale, à aller chanter sur le front pour réconforter le moral des combattants. Dès 1953, Marlène délaisse le cinéma pour se produire dans les music-halls de Las Vegas. Celle qui a renié haut et fort le régime hitlérien revient pour la première fois à Berlin en 1960. La population lui fait un accueil mitigé. C'est pourtant là qu'elle sera enterrée, trente ans plus tard, conformément à son souhait.
lundi 5 février 2007
Caroline chérie...
Martine Carol, de son vrai nom Maryse Mourer, est née le 16 mai 1920 à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne. Après avoir rencontré Micheline Presle et André Luguet, Martine Carol décide de devenir comédienne et suit les cours d'art dramatique de Robert Manuel et René Simon.
Elle débute au théâtre sous le pseudonyme de Maryse Harley dans la troupe de Gaston Baty. Son physique avantageux fait vite remarquer Martine Carol qui endosse des rôles de pin-up. Après quelques rôles de figuration dans des films qui sombrent rapidement dans l'oubli, elle fait la une des journaux. En 1947, elle tente de se suicider en se jetant dans la Seine du haut du pont de l'Alma, à Paris. Ce coup de publicité la fait aimer du grand public, mais le grand rôle se fait attendre. C'est en 1951 qu'elle devient l'une des actrices les plus populaires de l'époque, grâce au film de Richard Pottier, Caroline chérie, d'après Cécil Saint-Laurent. Exploitée pour son anatomie qu'elle dévoile furtivement, elle joue dans une série de films pseudo-historiques teintés d'érotisme : Lucrèce Borgia (1953), Lysistrata (1954), Madame du Barry (1954), Nana (1955), tous réalisés par Christian-Jaque. En 1955, elle dévoile un véritable talent de comédienne, dans le film de Max Ophüls, Lola Montès, qui, bien que salué par la critique, est un échec commercial. Prête à s'engager physiquement dans ses rôles, elle apprend le judo pour Nathalie agent secret (1959) d'Henri Decoin, qui relance sa carrière. Mais entre-temps, l'avènement d'un nouveau type d'érotisme, incarné par Brigitte Bardot dans Et Dieu créa la femme (1956) de Roger Vadim, sonne son déclin. Bien qu'elle ait travaillé avec de grands réalisateurs, comme Alberto Lattuada (La pensionnaire, 1953), Abel Gance (Austerlitz, 1959) ou Roberto Rossellini (Vanina Vanini, 1961), ses derniers films sont médiocres. Elle connaît la déchéance des sex-symbols, dépassée par son temps et détruite par les échecs de sa vie sentimentale.
Martine Carol est décédée le 6 février 1967 à Monte-Carlo.
vendredi 2 février 2007
L'érotisme mouillé
Splendide beauté blonde venue de Berne en Suisse, Ursula Andress est née le 19 Mars 1936. Elle commence difficilement sa carrière d'actrice en Italie : elle y tourne trois films insignifiants. Mais sa sortie des eaux en bikini dans le film 'James Bond contre Dr No', telle une nouvelle Vénus, la projette du jour au lendemain sur le devant de la scène.
La conséquence de cette célébrité soudaine : l'acharnement des journalistes ' people ' à dévoiler les secrets de la vie amoureuse de l'actrice (John Derek, Gélin, Belmondo, Ryan O'Neal, Harry Hamlin). Un étalage médiatique qui a le plus souvent occulté la carrière cinématographique de la jeune actrice. Pourtant, un certain nombre d'entre eux valaient le détour. Comme 'Africa express', 'La Montagne du dieu cannibale', 'Le Choc des titans' retraçant l'aventure du héros mythologique Persée, 'Les Tribulations d'un Chinois en Chine' ou encore dans le James Bond réalisé par John Huston, 'Casino Royale'. Mais ces productions cinématographiques ne permettent pas à Ursula Andress de percer dans le milieu. Lorsqu'elle est en tête d'affiche, il s'agit le plus souvent de magazines, où l'actrice apparaît dénudée. Sa plastique aura un tel succès qu'elle deviendra le symbole, selon l'heureuse formule de l'un de ses biographes, de l'érotisme mouillé.












